|
CARILLON BERGUES
|
|
|
Depuis bientôt cinq cents ans, le carillon du beffroi fait intimement partie de la ville de Bergues, riant avec elle les jours de joie, pleurant avec elle les Jours de deuil... Avec la ville, il s'est agrandi, embelli, amélioré au fil des siècles. Avec la ville, il a été plusieurs fois détruit, blessé ou rançonné, mais, comme elle, il a toujours été reconstruit. Le carillon fait en effet parti de ces choses indispensables dont on ne s'aperçoit qu'elles le sont que quand elles viennent à manquer...
Dès 1560 cependant, un fondeur demeurant alors à Bergues, Simon HEUDEBERT, entreprenait la refonte de la cloche du ban et fondait un nouveau carillon, vraisemblablement de douze cloches cette fois et bien plus lourd que les deux instruments précédents.
En 1628, la ville commandait un nouveau carillon à un fondeur audomarois, Jean BLANPAIN. Le nombre des cloches passait alors à 24 et le poids des cloches était pratiquement multiplié par quatre ! Ce carillon devait par la suite être retouché et agrandi par différents fondeurs au cours du XVIIIème siècle, non sans avoir été rançonné par le fameux M. de Turenne lors de la prise de la ville en 1658...
Le carillon du beffroi, contrairement à ceux de l'abbaye Saint Winoc et de l'église Saint Martin, devait traverser sans trop de problèmes la période troublée de la révolution, bien que le député Bouchette ait réclamé à plusieurs reprises sa destruction...
Par un heureux hasard, les cloches du carillon furent descendues en 1938 du campanile du beffroi, afin d'être quelque peu retouchées et celles-ci restèrent soigneusement cachées pendant toute la durée de la seconde guerre mondiale. Malheureusement, si le carillon était toujours là, il n'y avait plus de beffroi pour l'abriter, les Allemands ayant dynamité la tour à leur départ...
Il faudra donc attendre 1961 et la reconstruction du Beffroi pour que nos cloches aillent à Annecy-le-vieux, dans la fonderie PACCARD, soit pour subir une cure de "rajeunissement" pour certaines d'entre elles, soit pour être refondues, afin de former un ensemble musical parfaitement juste et homogène. Porté ainsi à 38 cloches, le carillon devait atteindre les cinquante cloches lors de l'ajout d'une quatrième octave en 1973.
Le carillon du beffroi aura son heure de gloire quand Dany BOON investira la ville en 2007 pour y tourner "Bienvenue chez les Ch'tis", (20 400 000 entrées au cinéma en France), le rôle du carillon étant important dans le film... Pour la petite histoire, le carillonneur de 1934 à 1999 était le grand oncle de l'humoriste...
Malheureusement, malgré son "jeune âge" pour un beffroi, notre tour communale a beaucoup vieillit. Malgré les sanglages du campanile, ceux-ci n'arrivent pas à enrayer les désordres.
Le 4 septembre 2017, la mairie décide de suspendre les montées au beffroi ainsi que toutes les sonneries et en octobre 2017 il faudra descendre dans l'urgence les dix-huit cloches de montre de l'instrument.
Les travaux de restauration ont commencé officiellement le 1er février 2018 et étaient prévus pour se terminer fin novembre après neuf mois de travaux... Suite à quelques soucis, pour réentendre le carillon, il faudra attendre le 03 août 2019 pour que le carillon manuel sonne à nouveau et début septembre pour le carillon automatique...
Son carillonneur titulaire depuis 1934 et jusqu'en 1999 sera M. Adalbert CARRIERE. Il était alors le plus jeune carillonneur de France lors de sa nomination !
Depuis le 1er novembre 1999, c'est l'auteur du présent site qui l'a remplacé au clavier coups de poing.
Mise à jour :
mardi 12 octobre 2021 |
|
|
|